Texte – Initiation Reiki et la joie d’expérimenter concrètement les énergies

Lors des initiation Reiki, nous avons la joie d’expérimenter concrètement les énergies. Par l’ouverture de nos sens en éveil, mais également, par la déconstruction de nos croyances qui permettent d’ouvrir notre regard et d’élargir nos perceptions.

Ces expériences concrètes et paradoxales sont nécessaires pour aller plus loin en conscience.
Cela est paradoxal en effet, car bien souvent, les sens se contredisent : « voir quelque chose » et « ressentir différemment » par exemple, ou même ressentir l’inverse parfois. S’ouvrir à cela, ce n’est pas évident ; se sentir perdu et introspecter ceci demande beaucoup d’ancrage et de force intérieure.

Ce sont ces distorsions dans l’espace-temps corps/mental qui permettent la suite.
Quand cela s’expérimente dans plusieurs situations, alors, la croyance lâche et l’expérience pleine arrive.
« Pleine » car bien souvent, nous partons d’une idée de ce que nous sommes, sans prendre en compte la totalité ressentie de ce qui nous compose.
Nous développons une forme de déni ou de séparation avec ce qui est dans l’instant. Plus nous étiquetons et enfermons ce qui semble être séparé, plus nous expérimentons ensuite « l’étiquette », qui est une énergie colorée de notre psyché, mais non la réalité. Nous traçons alors une voie mentale, où le corps n’est que l’objet pour expérimenter cela.

Dans la pleine expérience, rien n’est utilisé pour quelque chose ; tout est à reconnaître, tout est à voir, à déconstruire, pour en réaliser l’essence, le matériau. Être conscient de ce « je suis ».
Aucun souhait alors d’expérimenter ceci ou cela, juste la pleine reconnaissance de ce qui émerge dans l’expérience directe : se comprendre.
Dès lors, les expérimentations ne sont plus jugées, même si elles sont complètement insensées.
C’est la beauté de la vie, qui est « bien davantage » que toute idée a son sujet.
Déconstruire c’est aussi découvrir cela. (D’ailleurs ne dit-on pas : « j’obtiens ce à quoi je renonce »)
Voici pourquoi nous avons l’impression que les maîtres savent alors qu’ils ne savent rien, ils le vivent.

Quand tout peut se vivre dans tous les sens, alors il n’y a plus de sens.
La quête mentale lâche d’elle-même.
Juste un mouvement dans ce qui ne bouge pas.
Tout mouvement est une magnifique intelligence là où il en est. Ainsi qu’un point de reconnaissance de notre vraie nature, à chaque instant.
En effet, chacun de ces mouvements, aussi petit soit-il, pointe inlassablement vers ce qui ne bouge pas, pour celui ou celle qui souhaite le repos éternel.
Ce repos et ce mouvement ne sont qu’un.

🙏

Pour toutes ces initiations, ces transmissions du vivant, depuis déjà 7 ans, pour vos venues, nos rencontres, votre passion d’aller reconnaître cela à l’intérieur, je vous remercie.
Une passion si puissante parfois que l’extérieur se met au diapason et nous enseigne à quel point l’espace-temps est malléable.

Quand j’ai suivi ce choix de groupe restreint à 2 participants (qui correspondait à une forme d’authenticité) je n’imaginais pas que l’Espace Energie serait un espace sacré, où la disponibilité serait telle que pourraient se vivre ces manifestations d’énergies, avec une densité si intense parfois…

Pour cela les énergies m’ont fait passer par des refus, par des rencontres, par des échanges, à tout heure, par une introspection 24h/24 et me laisser guider par cela. Oser être l’instrument du vivant en soi, en toutes circonstances. Faire confiance. Toujours.
L’action est spontanée, en fonction de ce qui émerge ici et maintenant dans l’expérience, « quoique j’en pense, et quoique les autres en pensent ». Ma porte est grande ouverte pour ceux et celles avec qui tout cela résonne, qui ont à cœur de se comprendre, de s’accueillir et de se révéler, au-delà des croyances.
Nous sommes le merveilleux chemin à suivre.
Tout est déjà là !… à découvrir (au sens littéral du terme). Cela revient à se dévoiler, se dénuder (cette fois dans le sens imagé du terme !), se dépouiller et cela est merveilleux, riche et joyeux !…
Lâcher la quête et suivre/traduire/voir/explorer ces merveilleux organismes vivants qui nous composent, et avec lesquels nous composons, faut bien l’avouer ! ce n’est pas toujours facile, mais quelle joie de s’expérimenter concrètement et pleinement !
Tout cela nous ramène au cœur du coeur, unité parfaite et inconditionnelle qui peut prendre toute forme.
Rien de plus. Rien qui ne peut satisfaire le personnage en soi, assoiffé d’expériences et de changements. Au contraire l’expérience va éclairer le (les) personnage en soi, nos parts impermanentes et mouvantes/nos masques/nos croyances… et nous ramener à l’amour en toutes circonstances. Ainsi toutes ces énergies cristallisées, dès lors qu’elles sont vues et reconnues, contribuent au mouvement et contentent l’expérience d’être.. être toutes formes, « se vivre ».

Il n’y a pas de chemin meilleur qu’un autre. 

Tout est enseignement pour celui ou celle qui place cette intention en son coeur, par le Reiki ou par ailleurs.

Texte – Un courant dans le silence 

J’ai cherché
J’ai souhaité la paix, le repos
Juste un moment où me poser
J’en avais plein le dos

J’ai écouté
Pas mon corps, mes pensées
J’ai arrêté, pas mes pensées, mais mon corps
Je me suis enlisé dans mes doutes

Bref j’ai tourné
Tu te doutes
Comme un disque rayé
J’ai tourné, j’ai tourné, j’ai tourné

J’ai senti mon corps se crisper
Ou peut-être se protéger
Juste des sillons
Juste des dos ronds
Sous-cutanés
Et bien enfermés

J’ai guetté
Un sourire intérieur
Un mouvement vers le haut
J’en avais toujours plein le dos
De me voir ainsi
Lutter pour sortir du monde endormi

J’ai laissé ce mouvement s’opérer
Le tourbillon des pensées
Le tourbillon de mes années
J’ai vu mon addiction, senti la friction
J’ai embrassé mes démons

J’ai senti l’énergie s’opérer
Me consumer
Juste un feu brûlant
Au-dedans
Juste un feu, car rien ne se passait dans le mouvement

Bref j’ai écouté
J’ai regardé
J’ai senti, observé
Encore et encore
Dans tout mon corps

Puis c’est arrivé
Je ne sais où
Je ne sais d’où
Par la grâce j’ai écouté

J’ai vu que si j’arrêtais de chercher
Je ne créais plus la difficulté
Je la laissais aller
Faire de l’espace pour le nouveau
Faire de la place
Je ne peux rien changer
Et surtout pas ma lutte pour éviter le vide
Qui n’est, je dois me l’avouer, que de l’amour déguisé

Je plonge alors dans l’immensité
Je rends ces preuves d’amour
Qui combattent le vide
Qui se maintiennent à bras le corps
Pour prouver que l’amour est plus fort

Merci. Dans cet écho
J’ai compris
À travers ces maux
Tout était dit
Comme un reflet si joliment écrit

J’ai senti le renouveau
Je l’ai laissé prendre place
Me gonfler de nouveau
Sentir le courant qui passe
Et scotcher les pensées au poteau

Je me suis tant donné
À moi-même dans ce combat
Finalement je me suis prouvé que je m’aime
À travers tout ce que je déteste de moi-même

Je suis certain maintenant
Que je ne m’abandonnerai pas
Dans le rendu il y a un mouvement de renaissance
Dans l’abandon il y a un mouvement de création

Juste une boucle
Juste une inertie du bas vers le haut
Du haut vers le bas
Juste un courant d’air
De ce silence qui coule dans mon corps
De ce silence qui coule au-dehors

Résister était le bénéfice secondaire de ne pas me laisser aller
Résister était plus facile à montrer qu’un laisser aller
Résister, finalement, revenait à créer ce qui pouvait simplement passer
Passer…

C’est difficile de lâcher sa création
On rêve de recommencer la même action
Avec le même acteur
Et malgré tout le coeur
À améliorer le même scénario
À faire évoluer ce « je » rigolo
Quand on y est, on se sent comme une coquille vide
Plein de potentiel oui, mais cherchant le moteur

J’ai cherché la sortie dans ce qui me maintenait dans la léthargie
J’ai cherché et j’ai alimenté
J’ai créé à partir de la pensée
Quand cette pensée s’est lâchée
J’ai tout trouvé dans le silence

C’est plus simple alors de suivre le courant
De se laisser porter
L’énergie est juste l’inertie de la totalité
Et cela ne demande aucun effort

Sans ces pensées
Sans se dépenser
Sans cette friction
Je n’aurai pas reconnu cela

Quelque chose au-delà de l’un et de l’autre
Ni plein, ni vide
La reconnaissance d’une présence neutre et libre de possibilités
La grâce du silence

Alors je laisse aller
Dorénavant sans me soucier
Car c’est vu que quand tu tombes
Dans cette chute il y a une main tendue
Qui incite le mouvement dans l’autre sens

Sans but, sans effort
Sans tord
Juste un courant
Dans le silence
Juste un courant
Dans le silence

Texte – Petite pratique énergétique de printemps « Laisser pousser et semer »

🌸 Laisser pousser (accueil) et 🌼💐 semer (offrande)

Ces derniers jours, autour de l’équinoxe de printemps, est venue une petite pratique énergétique, en lien avec :

🌸 Laisser pousser (VOIR ce qui est en train de naître) physiquement émotionnellement et mentalement.  

🌼 Nous permettant de SEMER en conscience de ce vivant (ce qui pousse en nous) ; ou 💐nous permettant de nous RELIER à la totalité (rejoindre le plein c’est également rejoindre l’espace vide en soi, c’est le paradoxe de l’unité -) le vide est plein, le plein est vide). 

 

Place à la pratique 🌸🌼💐

Vous pouvez également faire cette petite pratique avec la respiration, j’inspire/j’accueille et j’expire/j’offre

 

Exemple

🌸 Je me vois être en colère et cela me dérange. J’accueille cela et 🌼 remercie de me montrer les semences du calme. Ainsi je place mon attention sur ce nouvel élan, ces nouvelles semences. Dès que je vois pousser cela autour de moi, dans mon environnement (même si cela est minime) je place toute mon attention dessus. C’est « se laisser inspirer ». Ainsi j’offre le calme et j’inspire mon environnement.

Ou 🌸 Je me vois être en colère et cela me dérange. J’accueille cela et 💐 je remercie de me montrer là où je dois aller : la colère. Et je place mon attention sur la colère. Je me permets d’entrer en intimité avec, de pouvoir la regarder, la constater, la laisser être et m’enseigner. La reconnaître sous toutes ces couches de mental. Faire les liens sur les différents plans de l’être.

Un autre exemple :

🌸 Je me vois manger beaucoup et je suis fatiguée derrière. J’accueille cela et 🌼 remercie de me montrer les semences de la légèreté, du « moins de ». Je place mon attention sur ce moins, sur cette légèreté. Cela peut être dans tous les domaines de ma vie. Moins en faire par exemple, moins dire. Et je suis (suivre) ces nouvelles semences, je déploie cela.

Ou 🌸 Je me vois manger beaucoup et je suis fatiguée derrière. J’accueille cela et 💐 je remercie de me montrer là où je dois aller, dans cet exemple « me remplir », quitte à déployer beaucoup d’énergie pour cela. Et ce, dans tous les domaines de ma vie. « Prendre », même si cela semble être trop. Et voir en conscience où cela me guide. Ces nouvelles semences inconditionnelles, feront pousser de nouveaux plans ici, de nouvelles perspectives, de nouveaux jardins de vie.

🌸🌼💐

L’accueil du printemps en nos cœurs, n’a jamais eu de sens « bien » ou « mal ». Aucun sens, puisque tout est cyclique. Juste le sens de l’instant, sans vérité : « la vérité de l’instant » !

Plus nous accueillons cela, plus nous nous permettons d’être dans notre « vérité de l’instant », et ainsi la laisser fleurir et inspirer notre environnement  ; cela sans commentaire, sans jugement, sans étiquette, sans enfermement ! 

C’est accepter notre vulnérabilité et voir que cela est plus fort que tout. 

Le bien et le mal sont des énergies conditionnées du mental.
Si nous regardons en conscience, nous pouvons voir que « ce qui est mal » d’un côté peut également être « bien d’un autre côté » ou sur un autre plan.

Évidemment traverser les climats de nos vies peut être notifié et étiqueté soit de « bien » soit de « mal ». Cela reste une interprétation mentale de cela qui est, une idée subjective en fonction de nos capacités à nous laisser traverser par la vie ou à bloquer les courants de la vie. 

Prenez ce qui résonne pour vous et laisser le reste 🙏
Les mots ne sont que des véhicules.

 

Texte – Sculpteur du silence

Sculpteur du silence
Architecte d’intérieur et du coeur
Écoute
Sens la brise et le courant
Traverser tes frères et sœurs
Ressens
Le vent se retourner
Le doute te pénétrer
Et te ramener au cœur du vivant

Ne cherche pas le doux
Le beau le sens
Prends son ensemble
Et vois
Ne crois pas
Mais vois

Sculpteur du silence
Architecte d’intérieur et du coeur
Comment pourrait être
Cet immense
S’il ne pouvait tout être

Toi qui as ressenti
Élargi ton coeur
Pour y faire pénétrer tes erreurs
Tes failles et tes faiblesses
Toi qui les a embrassé
Sans honte et sans sentence
Qui a juste reconnu
L’amour en son essence

Ne cherche pas le doux
Le beau le sens
Prends son ensemble
Et vois
Ne crois pas
Mais vois

Autorise les autres
À être ce qu’ils sont
Sans chercher à tout changer
Sors de la lutte
Autorise les autres
À être
Et toi avec
Autorise toi à voir
Au-delà de ce que tu crois
Fais tes liens
Remets en question ce que tu détiens

Architecte d’intérieur
Toi qui accompagne les cœurs
Vois que le tien englobe tout cela

Sculpteur du silence
Roi et reine de la transe
Entre la danse
Dans ce cercle plus grand encore 

Tourne et retourne tout
Embarque dans ta danse
Tout le je
Joue le jeu
Repars dans la farandole
Ne t’isole pas du mouvement

Tourne et tourne
Jusqu’à abandonner
Toute idée de toi-même

Tourne et tourne
Ressens-le, même
Ne te coupe pas du problème
De la racine à ses branches
Prends-les comme tiennes
De l’engrais pour faire pousser de nouvelles graines

Texte – J’ai craché mon venin

J’ai craché mon venin
À la hauteur de mon amour
J’ai lancé j’ai crié
Je me suis redressé

J’ai senti le feu
Sous la coupe
L’énergie se déployer
Sans aucun doute

J’ai craché mon venin
Tel un dialogue de sourds
J’ai épuisé les énergies
En me regardant subtilement

J’ai vu alors mon arrangement
Mon accord d’un temps
J’ai su alors
Au-delà du tort
Ce qu’enfin je jouais vraiment

J’ai écouté la douce mélodie
Ou plutôt le chant de l’infini
Caché dans mes entrailles

J’y ai vu de la rudesse
Et de la petitesse
J’y ai vu de l’amour
Et de la noblesse

J’ai goûté la totalité
Jusqu’à me défier
Jouer jusqu’à m’aimer

J’ai senti le renouveau
Frapper si fort
Que j’ai senti la mort
Je l’ai goûté les yeux fermés
J’ai osé pour une fois m’abandonner

J’ai senti ton intensité
Et tout cela s’est illuminé
Je t’ai englobé toi moi et nos années
J’ai lâché les contours
Ou… élargi les pourtours
En tout cas ce ne fut plus lourd
Il ne restait qu’un moteur de l’amour

J’ai craché mon venin
Et j’y ai vu l’antidote
Et rien n’est plus parfait
Que de simplement être
Au-delà de toute quête
De toute peur
Ou de toute posture
Au-delà de tout leurre
Juste réaliser l’aventure

Cette aventure
Dorénavant je la remercie
Plus que je m’en soucie
Enfin j’ose l’accueillir
Lui ouvrir grand mes bras fébriles
Relâcher espacer détendre
Libérer et rendre
Chaque son
De la plus grosse caisse
A la plus subtile résonance

Texte – Double Je

Je savoure
Les histoires déchues
Les incompétents
Et tous ceux à la rue
Je savoure
Nos incapacités
Nos conneries
Nos manquements
Tous ces fous rires
Parce qu’on y a cru

J’aime les bras cassés
Je les ai aimés d’abord à la télé

Je savoure
Les pieds dans le plat
Les luttes et combats
Tout ce qui fait ma foi
Que je ne me sens pas
La seule
Perdue
La seule
Imparfaite
La seule
Peureuse et pleureuse

J’aime ceux-là
Qui me font aimer la défaite

J’aime ceux-là
Qui m’initie à la craquelure
Ceux qui osent être différent
Qui se moquent de la posture
Et osent être ce qu’ils sont
Au moment où ils le sont
J’aime ceux-là
Qui s’ouvrent à leurs failles
Sans peur de la bataille
Ça ou autre chose
Ils honorent le vivant
Ça ou autre chose
Ils le sont pleinement
Ils me font aimer les vents
Les contre-courants
Mon coeur battant

Grâce à eux
J’ai appris à aimer mes entrailles
Je les ai d’abord aimé à mal
Devant mes yeux
Jusqu’à inclure
La moindre blessure
Jusqu’à être cela
Sans méfiance
Et sans distance

J’aime ce double
Cet écho à la fois apaisant stimulant
Même si parfois il est écœurant
Ce double jeu
Qui me ramène à mon unique

Texte – Est-ce que tu m’entends ?

Est-ce que tu m’entends ?

J’ai parcouru les vallées
Emballé
Dévaler
Aussitôt dit aussitôt fait

Est-ce que tu m’entends ?

Je me suis arrêté
Dans tes contrées
Rencontrer
Quelques curiosités

Est-ce que tu m’entends ?

J’ai goûté
À tes plats épicés
Dépasser
Mes limites imposées

Est-ce que tu m’entends ?

J’ai recommencé encore
Continuer, monter en puissance
Recommencer encore
Jusqu’à n’y trouver plus de sens

Est-ce que tu m’entends ?

Tout s’est déposé
Dans un silence englobant
J’ai entendu le moindre mouvement
J’ai senti ta présence aimante

Et je me suis juste laissé guider

Texte – Empreintes

Je ne compte plus
Les fois où je suis tentée
De récréer
Les sentiments du passé 

Je ne parle pas d’une idée
Mais d’un semblant de réalité
D’un goût, d’une emprise
Qui ressurgit à sa guise 

Juste une habitude
Comme une empreinte
Une certitude
Dans le silence frais et opportun 

J’ai pourtant gagné
La joie de recréer
De peindre une nouvelle toile
Et choisir de nouvelles voiles

Entre ces goûts ou rien
S’agite le plein
De cela…
Pourtant il y a tout dans ce rien !

Tout à découvrir
Tout à ressentir
Tout à créer
Dans ce silence libre 

Je sens que ces empreintes vagabondes
Ne sont que des souvenirs
Quand ces vagues surgissent
Elles ne durent que quelques secondes

Et pourtant elles m’embarquent
Dans le sillon
Enrôlées, enrobées…
Édulcorées, trop sucrées… 

Je m’échoue sans relâche
J’ai vainement tenté
De garder le cap
Rien n’y fait

Empreinte illusoire
D’un contrôle, devenu hors de contrôle
Juste une empreinte
Une éphémère au goût amer

Depuis, quand la vague arrive
Je la laisse se vivre sans bouger
Jouer de son sillon sans m’embarquer
Je lui laisse totale liberté 

Je surfe sur une immensité
Comme un silence densifié
Où tout peut être
Ou ne pas être 

Depuis, rien ne s’arrête
Et pourtant tout s’arrête
L’arrêt n’est pas dans le mouvement
Seulement dans la quête 

Juste quelques empreintes
De ce que je crois être
Juste quelques empreintes
Éphémères 

Texte – Enfin…

Enfin..
Je sens la distance s’opérer
Une résilience ?
Ou simplement sortir de la dépendance ?
Enfin cela est là,
Je sens ce solide
Se fondre..
Me ramener à plus de légèreté !
Sentir ce bolide
Qui gronde..
En moi juste un peu de vivacité !

Enfin..
Le ciel se dévoile
Je vois le soleil
Le bout du tunnel !
Enfin cela est là
J’ai une jolie toile
De nouveau à utiliser…
un nouveau cycle à créer…
Je suis excitée
Je sais ce que je ne veux plus
Je sens déjà ce qui m’anime
Par ce qui ne m’anime plus

Juste un nouveau cycle
Des voiles pour avancer
Pour se gorger, s’expanser
Naviguer en soi
Créer en soi

Enfin
Je sens le renouveau
Et ce qui est nouveau
C’est cette énergie à contribution
Qui ne fuit pas l’action
Qui reconnaît la grisaille
Comme une jolie bataille
Juste un peu de vie
Juste un peu d’accompli

Enfin cela est là
Je sens la résilience
Ou peut-être juste un peu d’indifférence
Que j’accueille avec joie
Qui me montre que ma foi
Tout ce jeu n’est qu’amour
Toutes ces batailles du velours
Tous mes ennemis mes amis
Et mes amis mes ennemis
Que je joue inlassablement
Sur du sable mouvant
Que je joue éternellement
À des jeux d’enfants

Juste un nouveau cycle
Des voiles utilisées, abîmées
À rendre et à laisser
Décomposer en soi, désolidariser
Juste recycler

Enfin je sens
La joie de composer
Avec cette dualité
Enfin je sens
L’amour de soi
Pour une fois

Enfin j’ai hâte
De m’aimer davantage
De vivre davantage
D’oser davantage
Être davantage
Enfin je ne suis plus à la hâte
De fuir
Et de partir

Je me regarde comme je suis
Je te regarde comme tu es…
Je laisse les regards se croiser
Les vies se lier et se délier…
J’en goute le nectar
En savoure le bazar
Remercie le hasard
Tout en sachant que rien n’est au hasard
Bref je m’égare
Empreinte des chemins bizarres
Me dit qu’il est trop tard
Pour me chercher des histoires

Je me prends comme je suis
Je te prends comme tu es…
Je ris de mes élans de changements
Je ris de mes médicaments
Je me fous du temps
Où j’ai cherché à bâtir un idéal
Et où j’ai fui ce qui était vital

Je suis cette toile
Riche de mouvements
Riche d’espace-temps
Je suis tous ces voiles
Toutes ces voiles
En même temps

Enfin je me délecte
De tous ces changements
Enfin il était temps
De m’aimer tout simplement

Texte – Le point de rencontre

Je n’avais pas réalisé
Que de nous enfermer pour nous aimer
Chancellerait ma petite flamme
Que de me mettre sous cloche pour nous contempler
Retournerait ce feu contre nous-mêmes
Que de ma loyauté
Couleraient quelques larmes

Je n’avais pas réalisé
Que le désir même
Était à vénérer
Que de cet état
Je me vivais exister
Rien d’autre à acquérir
Rien d’autre à convertir
Juste célébrer
Le désir de vie

Je n’avais pas réalisé
Que l’aventure même
Était le chemin
Peu importe son pôle
Son côté ou son rôle
Peu importe ses failles
Et ce que je découvrirai
Dans ses entrailles 

Que dans ses épousailles
Je retrouverai juste le sentiment d’être
La beauté au-delà de tous biens
La beauté au-delà de tous liens

Il m’aura fallu
Le pacte, la solidité, la protection
Pour enfin connaître
Le point de cassure
La faille.. et paradoxalement l’espace qu’elle amène
De cela je reconnais le mariage

Au-delà des liens
Au-delà des désolidarisations
Je reconnais l’union
D’où naît juste chaque pôle
Juste un point de rencontre
Juste un point de rencontre …