Texte – Animé

Un jour je me suis arrêté
De cette course effrénée
J’ai entendu une amie
Une vieille âme qui m’a dit
« On m’a fermé toutes les portes
Et c’est là que tout s’est ouvert »

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ce jour-là
Mais je l’ai senti dans mon cœur
Cette résonance du vivant
Qui me donnait l’autorisation enfin
De vivre différemment des autres

J’entendais profondément ces mots
J’entendais tellement ces mots
Je ne sais pourquoi
C’est comme s’ils se vivaient déjà

Alors j’ai accepté la fermeture
J’ai accepté toute impuissance
Et depuis ce jour je vois tellement d’opportunités
Que je ne fais que créer

Avant je courais après la finitude
Maintenant je prends mon infinitude
Avant je cherchais ma place dans le créé
Maintenant j’efface mes données pour mieux goûter le non créé

Tant de potentiel à saisir
En deçà du bruit du monde
Tout à découvrir
Tout à construire et déconstruire

Rien ne se détruit
Puisque tout se recycle
Je ne vois plus l’objet
Je ne vois que la matière

Tout m’inspire
Enfin je respire
Parfois dans l’irrespirable certes
Comment expliquer le paradis dans l’enfer

D’un non faire ou d’un « trop m’a »
Je ne sais pourquoi, je ne me retourne pas
Je ne le prends plus pour moi
J’en fais juste mes pas

Après tout je ne choisis pas
Je prends ce qui est là
Tout à disposition, alors… je ne cesse de créer
Et je ne sais où cela va me mener

Je suis de ceux
Qui se sentent chanceux
Que rien n’existe juste avant
Que reçoive le présent
Encore brut et libre

Alors je pose mes doigts
Sur tous ces instruments
que je ne connais pas
Je les laisse me dicter mes pas

Je suis de ceux
Chanceux
Que la perte de données
Entraîne la liberté d’improviser
Que la dépression
Amène à la passion
Que la dilatation
Serve à une authentique contribution

Depuis je suis animé de tout
Même de ce qui semble flou
Je me sens être partout

La terre est ma maison
Et je l’enterre dans le ciel
Encore et encore
De plus en plus haut et fort

Je sens battre mon cœur
En deçà du bien du mal de l’erreur
Voir à travers, toutes les misères,
Tous les mystères
Tout ce qui me compose
Et qui me donne ma dose
D’avancer et grandir en conscience

Glisser avec, sans s’endormir
Voir le rêveur
Lui offrir mon regard bienveillant
Juste ici dans un retournement intérieur

Texte – 1suffisance

J’ai cru en moi
« Où j’allais » semblait se savoir
C’était sans compter sur ces émois
Et ce lourd poids du devoir
Qui plafonnait mes élans
Et troublait ma vision de l’environnement

Il ne suffit pas de croire
Parfois il manque un pas
Un retour en arrière
Qui semble salutaire

Comprendre pourquoi j’en suis arrivé là
Après tout, je n’ai pas demandé à être là
J’ai senti par milliers ces questions
Et pourtant j’en ai fait une mission
Réussir
– mais pourquoi ? –
Vivre
– à partir de quoi ? –

Il ne suffit pas de vivre
Consommer nos pas ivres
Se délecter de l’instant
Sans en comprendre le fonctionnement

J’ai cru en moi
Ça ne suffisait pas
Il a fallu ce lourd tribut
Pour que j’y entrevois un but

J’ai pris ce chemin ma foi
Je n’avais pas d’autres endroits
J’ai senti l’ivresse
Même dans la tristesse
J’ai réalisé ma foi
Que seul mon regard était noir

L’obscur se mit en lumière
Déployant ces richesses
Tout ce que je ne voyais pas
S’allumait pas à pas
M’illuminant au pas sage

Rien de ce « moi » ne peut donner cela
Il n’y a que la vie qui se consume en soi
Ce vivant n’a pas d’interprétation
Il t’offre à chaque moment
Ce dont tu as besoin dans l’instant

Texte – Énergies de concrétisation 

Énergies de concrétisation
Si belles à voir
Si intenses à ressentir
Si joyeuses à vivre
Tant de pétillance et d’exubérance de vie

Il ne fallait pas grand-chose pourtant
Juste miser sur le bon cheval
Comment savoir qui l’était déjà là
Tapi dans l’ombre
Caché dans l’obscur
Juste voilé de tant de devoirs et désirs

Se sentir vivant à chaque instant vaut tout l’or du monde
Quand l’énergie circule, elle oxygène toute la structure
Elle se balade sur des sphères insoupçonnées de l’être
Elle se vit sous toutes les coutures
Elle se dénude de tant de parures
Elle galope au vent
Et se sert des courants pour monter ou descendre

Chère énergie de concrétisation
Tu n’es rien d’autre
Qu’un galop au vent
Un pas dans pas grand-chose finalement
Mais infiniment délicieux
Si intense et à la fois si rapide

Juste une étincelle de vie 

Texte – À toi blessure

À toi blessure

Si cela te suffit de renaître à nouveau
Sentir le vent chaud caresser ta peau
Aller de plus haut de plus belle
Virevolter comme une hirondelle
Prôner tout haut
Ce qui te semble plus beau
Sache que maintenant
Il est grand temps
Que change le vent

Stop aux ramassages incessants
Aux amassages fringants
Encore te consoler
Et ne faire que consolider
Les bases de tes croyances
N’oublie pas très chère
Que tu n’as pas demandé à naître
Alors pourquoi tant de persistance
À justifier ta raison d’être
Aussi belle soit-elle

Pourquoi ne pas retourner ton regard
Utiliser tout ce tintamarre
Pour connaître
Reconnaître
Juste savoir de quoi tu es fait
D’où tu viens, pourquoi ici
Pourquoi ainsi
Ta composition par ta position
Et non l’inverse

Veux-tu encore vraiment
Changer de positionnement
Tant de bazar et tant de bruit
Alors que juste ici
Se trouve le miracle de la vie
Sans rien en attendre
Juste prendre le temps
D’embrasser et d’embraser

Sens ton processus
Au-delà de ce qui est cru
Active les clés
Ne cherche pas à être la clé
Tu as en toi
Le potentiel de la revisite

Recréer
À partir de ce que tu n’as pas aimé
N’est-ce pas miraculeux ?
Sois heureuse chère aventureuse
Car il y a également en toi
Une part qui répare

Texte – Reconnaissance

Chère Reconnaissance
Comment ai-je pu croire que tu étais un besoin
Comment ai-je pu imaginer que tu m’apporterais les trésors qui rempliraient mon cœur
Je n’ai fait que combler un trou
Même creuser mon trou
Le remplissant d’un rendu
Qui ne provenait que de mes peurs

Cher besoin de reconnaissance
Tu es ma blessure la plus sournoise
Car tout de toi semble crier l’amour
Reconnaître semble donner
Reconnaître semble inclure
Reconnaître semble aimer

Chère blessure de reconnaissance
Je me suis désaxé pour avoir un rendu
J’ai donné davantage
Pour finalement ne récolter que des miettes
Ainsi chère blessure
J’ai quémandé l’amour en m’offrant

Mais le pire n’était pas là
J’ai donné autorité ailleurs
J’ai honoré la pensée d’être digne de recevoir
Condamnant par là même le corps à cette impuissance de recevoir
J’ai étouffé d’un faire
Un sur-jeu miséreux, course du mieux et du mielleux
Sans réaliser qu’Etre était déjà là

J’ai signé ma mise à mort
Et à la fois la force d’un nouveau combat
Celui où ni le corps ni le mental ne fait sa loi
Et où tous deux se réussissent
Pour dévoiler le cœur sacré

Chère Reconnaissance
Il a fallu la tombe
Pour je tombe enfin le masque
Sans ce trou sans fin
Je n’aurai pas trouvé Équité

J’aurai toujours un peu forcé
Et c’est cela que j’aurai nommé donner
Donner ne se voit pas
Donner est déjà là
Fluide et naturel

Recevoir est déjà là
Je n’ai qu’à le percevoir de plus en plus
Ouvrir grands mes yeux
Ne pas m’arrêter à l’étiquette
Juste tendre l’oreille
Engager le constat
Et non le combat

Reconnaissance
Tu m’as ouvert une nouvelle naissance
Tu te sacrifies
Pour avancer
En cela je t’honore

De la blessure à l’ouverture
Il n’y a qu’un pas
Qu’un passage

Merci pour tout

Texte – Tu es le projet

Tu es le projet

Tu n’as pas à « faire » le projet
Il prendra corps avec tes énergies
Soit et le reste suivra

Investis en toi
Crois en toi
Qui d’autre le fera

S’en remettre à quoi que ce soit ou qui que ce soit
C’est donner son autorité à l’extérieur
Et être soumis aux peurs

Tu es le projet
Un projet qui suit un autre projet
Des maillons d’une même chaine

Car n’as-tu pas remarqué
Que ceci ou cela
Est égal à un pourquoi pas

Tout ce que tu obtiens se rendra
Tout ce que tu vas bâtir va s’épanouir puis faner
Tout change n’est-ce pas, tout se recycle, tout est cyclique

Donc l’épanouissement de cela est au service du tout
Mais pas de toi
C’est toi le projet

Il n’y a pas deux
Tu es le projet de la vie
Suis ce qui est en toi

Tu es vécu par la vie
Repose-toi avec elle
Suis son cours, dépose toi sur le mouvement

Abandonne toi
Au flux du vivant
Fais qu’un avec chaque sensation, chaque couleur, chaque douleur, laisse tout traverser

Tu es le projet, et chaque pas de celui-ci est abouti
Il s’affine, il s’accorde indéfiniment
Il est l’infini complétude de l’instant

Crois-en toi l’âmi
Tu es le projet
Ton plus grand soutien est avant tout toi-même

Sois et le reste suivra
Ne joue pas à être quelqu’un ou quelque chose
Deviens-le et rayonne-le

Tu es le projet

Texte – Un brin de vie

J’ai tellement voulu aller vite, sauter le pas
Sauter le trauma, aller au-delà, très vite
Que je me suis perdue
Perdue dans le peu que je voyais
Perdue dans ce qui ne m’apparaissait pas
Créant un espace de non-compréhension
Perdue dans des idées qui s’ajoutaient les unes par-dessus les autres
Perdue au point de me salir pour arrêter
Au point de me condamner pour arrêter cette vitesse

Ce point de non-retour fut le point de départ
D’une expérience plus directe et concrète
D’observation, d’informations
D’attention neutre, de ralentissement intérieur
Reprendre tout en sens inverse
Laisser émerger les évidences
Plutôt que les critiques, même constructives

Ainsi, aussi belle l’idée était, le silence demeurait 

Ce silence n’était donc pas l’absence de bruit mais un dépôt en soi de ne pas s’engager dans ce qui venait de prime abord
De l’aborder différemment plutôt dans le « rendre »
Quand tout se rend que reste-t-il
Dans ce silence
S’en sont suivis des longs mois de méditations
Même active

Rien ne s’arrête mais tout se voit
Ce sont des mises en lumière
Et là il est vu à quel point je suis responsable de tout ce qui m’arrive
À quel point je ne suis pas présente à moi-même
À quel point je condamne sans savoir
À quel point je ne sais rien
S’ensuivent des gros nettoyages
S’ensuivent également des mises à l’épreuve
S’ensuit une joie d’être à toute épreuve

La vibration de cette reconnaissance est telle que tout peut se vivre
Il y a un surpassement
Le confort et l’inconfort sont transcendés par une quête de liberté d’être
Même l’épanouissement personnel passe à la trappe
Il y a un engagement de vie qui n’a plus de valeur
Qui se reconnaît
Qui se voit
Qui se met en lumière

Bien évidemment cette étape se rend elle aussi
Car l’être peut encore associer tout ce qu’il vit
Reprendre tout ce qu’il vit
Devenir une autre version de lui-même et il en sera d’autant plus autoritaire qu’il a cru comprendre ou su traverser
Rien de tout cela n’est juste
Cela se vit à la hauteur de l’attachement à la forme
Le détachement en est l’autre polarité mais pas une vérité

C’est une boucle c’est tout
Nécessaire pour la suite
Cette suite est une désidentification profonde, un processus qui « ne tient pas»
Comme une sauce qui ne monte pas
S’engage alors un mental qui se fond lui-même
L’histoire ne prend plus
N’importe quelle histoire
Et si cela tient, alors cela se vit plus souffrant qu’au départ car cela se confronte aux réalisations d’avant
Davantage de douleurs peuvent ainsi arriver mais elles sont vues comme des phares dans la nuit
Juste une vigueur, une intensité, pour le mouvement de la boucle

Ainsi la valeur peut revenir mais il n’y a plus de sens à cette valeur
Tout ce qui est en haut et en bas
Ainsi la vie dans sa particularité cherche à se vivre indépendamment et pourtant toujours en lien
Donc tout est présent et vu indépendamment
C’est un sentiment d’accueillir un peu plus
D’avoir davantage d’espace
De moins rejeter et d’entrer en relation sans couper

Ainsi je suis enfermée et libre à la fois
Ainsi se poursuit le paradoxe, l’alliance du vivant,
Rien ne manque, tout est là

Texte – Chercheur de facilité

Chercheur de facilité
Douleur de vie
Doux leurre d’un je suis
Ne vois-tu pas que tu te braques
Et fais vivre l’attaque
D’un tu es

Dans le plus tranquillement
Des possibles
Dans le plus aisément
De tes cibles
Ne vois-tu pas que
Ce qui est là à ta guise
N’est que le refus du contact
Corporel et sensoriel
D’une vie inconditionnelle

Même la plus douce des requêtes
N’est que le miroir
De ton esprit encombré de données
Bruyant de recherches

Tu joues et c’est davantage ce jeu qui te tient
Tu es dans les mailles du filet
Que tu tiens toi-même
Que tu détiens même

Reprends les rênes de ta vie
Vois ce que tu produis
Renverse ton regard
Remercie ce qui te heurte
De pouvoir voir ce que tu tiens
Et libérer tes liens

Inspire toi, ne te condamne pas
Vois ta force
Et tourne là
Vers l’éclairage de tes démons
Vois ta force
Et utilise là
Pour toi-même en amont
Elle rayonnera ensuite différemment sur le monde

Ne t’éparpille pas à l’extérieur
Ici n’est que labeur
Reviens très près
Vers toi
Là où tout commence
Et tout peut finir
Seule la conscience
Transforme la difficulté
En engrais de vie

Vois que sans l’inconfort
Rien ne bouge
Et tout se fige
Cet immobilisme
Est le frein de ta vie
Et signe déjà ta mort

Autorise toi à vivre
Regarde ce qui t’anime
Sous toutes ces couches de peurs
Entre à l’intérieur
Use de ton corps
N’aies crainte du sort
Ose profiter
Sans arrières pensées

Prends et reçois dès maintenant
Ce merveilleux présent
De vivre tous les élans
Sans positionnement
Au coeur d’un grand JE SUIS
Qui réunit

Texte – De mieux à mi-eux

Mieux confine soi
Dans une stratégie de choix
D’obligations et de droits
De recherche et de quête
Remplissant la tête
De tant de perspectives
À s’en rendre ivre…
Chevalier servant
À se voir et se croire différent
L’espace d’un temps

Pourtant mieux fait toujours de son mieux
Pour chercher un lieu
Pur, libre et heureux
Mais enferme son auteur
Sûrement à contre-coeur
Dans une prison dorée
Jouant d’immobilisme
Pour ne pas chuter
Car mieux n’existe qu’avec son opposé

Mieux a oublié que chuter
C’est aussi avancer
Que se relever est une force
Et s’élancer est l’amorce
L’écorce d’un élan
La sortie d’un tourner en rond
Qui bloque dans le fond
Une envie vraiment
De se jeter à l’eau de nouveau
Se vivre comme un cadeau

Mieux a oublié que chuter
Permettait l’humanité
Sortir de son piédestal
Se vivre en cavale
D’aventures en expériences
Jusqu’à sentir la transcendance
D’un moi égotique
À la pure conscience sans éthique
Juste liberté, véracité au-delà de toute croyance
Juste potentialité au sein de toutes expériences

Mieux est à l’opposé de liberté
Il peut y contribuer s’il accepte son opposé
Mieux n’a pas à tuer ses compères
Ou rire de ses paires
Mieux est inclus dans tout
Et surtout dans ce qui est en dessous
Mieux est un élan inspirant
Et ne peut s’enfermer dans le vivant
Sans devenir autoritaire
Et amer

Mieux j’avoue que sans toi, pas de choix
Mieux avec toi, trop de devoirs et droits
Mieux dorénavant, je prends le temps
D’observer ton élan sans jugement
D’être mi-eux
De m’inclure dans la totalité
Être ici et là-bas, moi et eux
De n’y voir aucune séparation née
Et pourtant accéder au miroir sans tout déformer
Mieux tu m’as enseigné le juste milieu

Merci pour tout
De la condamnation je te rends tout
De l’aspiration je garde ton goût

Texte – Le « mais » écœurant 

Dans le « mais » exprimé de l’instant
Se goûte de la distance
De l’aplomb par sa capacité à dire non
Et dans sa composition, une belle dose de scission

Il se lit déjà un oui
Qui ne s’aventure pas dans les on dit
Se vit d’aventures
Et non de fermetures

Il existe un « mais » particulier
Empreint d’écœurement et de potentialités
Au-delà du mieux
De l’ego trop vieux jeu

Il s’apparente à une remontée
Un peu trop salée
Qui porte cependant un goût de vérité
Et de liberté

Le sel a aspiré tous nos anciens bagages
Et c’est un tout un package
Qu’on ne sait déchiffrer
Qui semble tout boucher 

Passent alors toutes sortes de climats
Remuant tout ici-bas et portant déjà
La présence à tous états émotionnels
En les laissant tel quel

La force de les affronter
Amène la possibilité de les rencontrer
Du plus petit frisson
À la plus grande tension

Il subsiste cependant un piège nommé attrait
Un combat qui signerait
Un perdant et un vainqueur
Mettant à l’honneur, au lieu de réunir dans le coeur

Il devient dès lors possible de décider
Las de tant d’animosité
De se rencontrer
Dans ces « mais » confrontés

Reste tout à faire
Parcourir ce long cours
Ce combat de l’indigeste au digeste
De tous liens se défaire

Se découpe alors ces « mais »
Se dévoile chaque nervure
Se dégage chaque filet
Émane chaque texture

Finalement que de trésors

Dans ce qui semblait si fort
Juste un peu de piments
Dans cet amas d’écoeurement

Cette rencontre, nous l’envisageons
Par un peureux « non »
Qui ouvrira grand son « oui »
Par un subtil « mais »

Dans ce ralentissement
Se goute davantage de nuances
Alors ne jugez pas trop vite
Ces mises à distances

Ce gros gâteau indigeste au départ
Finira, si vous le sortez du placard,
Par être le présent sans hasard
D’un merveilleux départ

🙏🌸 

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Tout ce bazar rangé au fond du tiroir empêche d’avoir de l’espace finalement…
Quand cela remonte, c’est inconfortable mais nécessaire pour la suite.
Aucune souffrance pour rien 😊
La seule souffrance semblant permanente est dans le combat, la fuite ou le déni.
L’accueil est la clé, la pure attention d’être avec ce qui est. Laisser remonter sans jugement. C’est de l’engrais pour la suite, de l’énergie disponible, une fois qu’elle devient digeste. Quand ça remonte, nous voyons ce gros bazar indigeste dans sa grosseur et sa concentration, c’est comme un gros plat bizarre, mais quand il est découpé, miette par miette, il déploie sa singularité et la rencontre se fait de soi à soi…