Texte – Une discipline en mouvement

Réflexions autour du soin énergétique

Depuis de nombreuses années, j’explore la relation entre le son, la vibration, le corps et la conscience.

Cette exploration a commencé bien avant que je lui donne un nom. Elle continue aujourd’hui, nourrie par l’expérience, l’écoute du corps, l’acoustique, les recherches autour du système nerveux et de la manière dont le vivant reçoit, transforme et intègre les vibrations.

Les soins énergétiques et la sonologie vivante ne sont pas une accumulation de pratiques ou de sons.

C’est avant tout une écoute. Écouter le son et sa vibration. Écouter ce qu’elle produit dans l’espace et dans le corps. Écouter les résonances qui apparaissent.

Puis traduire cette écoute dans une relation vivante avec les instruments.

Au fil des années, j’ai ainsi développé mes propres façons d’explorer les vibrations : avec les bols, les cordes, les tambours, le Kotamo, les drums et d’autres instruments.

Certaines compositions jouent avec des fréquences proches ou différentes, parfois à partir d’une même note, afin de créer des espaces de résonance où le mental n’a plus besoin de tout organiser.

D’autres explorations passent par le contact direct des instruments avec le corps, par les rythmes, les pulsations ou les résonances des cordes, pour proposer au corps différentes informations à la fois : s’apaiser, se dynamiser, se déposer, se remettre en mouvement.

Ces expériences m’ont amenée à explorer une forme de régulation par le son, dans laquelle des mouvements apparemment opposés peuvent coexister : apaiser et dynamiser, densifier et ouvrir, contenir et laisser circuler.

Il ne s’agit pas de remplir l’espace de sons.

Il s’agit plutôt de créer les conditions pour que le corps puisse s’apaiser, retrouver de la disponibilité et s’ouvrir à ce qui est là, dans un cadre suffisamment sécurisant pour laisser émerger ses propres résonances.

Je continue aujourd’hui à expérimenter, à observer et à créer. Chaque instrument m’offre une matière différente. Chaque corps résonne à sa manière. Chaque rencontre devient une nouvelle occasion d’écouter.

C’est ainsi que sont nées au fil du temps des compositions et des façons de pratiquer qui me sont propres, certaines étant aujourd’hui recherchées précisément pour cette qualité d’expérience.

La sonologie vivante reste pour moi une discipline en mouvement.

Je ne cherche pas à en fixer une méthode définitive.

Je préfère continuer à explorer ce que le son et la vibration peuvent révéler lorsqu’ils sont abordés non comme une succession de sons à recevoir, mais comme une relation à écouter.

Écouter ce qui résonne. Créer l’espace pour que le corps puisse l’entendre. Et laisser le vivant répondre.

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